Un contrôle technique défavorable n’a rien d’exceptionnel : une part importante des véhicules repart avec au moins une défaillance à corriger. Ce qui compte, c’est de bien lire le procès-verbal, de savoir quel délai s’applique et de faire les réparations dans le bon ordre.
Lire le procès-verbal : trois niveaux de défaillance
Le procès-verbal classe chaque défaut selon sa gravité. C’est ce classement qui détermine la suite :
- Défaillance mineure : à corriger, mais sans contre-visite obligatoire
- Défaillance majeure : contre-visite obligatoire dans un délai de deux mois
- Défaillance critique : contre-visite obligatoire, et le véhicule ne peut circuler que jusqu’à la fin de la journée du contrôle
Le délai de deux mois
Pour une défaillance majeure, vous disposez de deux mois pour réparer et présenter le véhicule à la contre-visite. Pendant ce délai, vous pouvez rouler, mais le défaut reste présent : s’il touche au freinage ou à la direction, mieux vaut le faire corriger sans attendre.
Si la contre-visite n’est pas faite dans les deux mois, le véhicule doit repasser un contrôle technique complet.
Défaillance critique : ne pas reprendre la route
Une défaillance critique signale un danger immédiat. Au-delà du jour du contrôle, circuler avec le véhicule expose à une sanction et surtout à un risque réel. Faites-le prendre en charge rapidement, idéalement sans le réutiliser avant la réparation.
Les défauts qui reviennent le plus souvent
- Éclairage : ampoule grillée, phares mal réglés, feu stop défaillant
- Pneumatiques usés, abîmés ou dépareillés sur un même essieu
- Freinage déséquilibré entre la gauche et la droite, disques usés
- Jeux dans les rotules de direction ou de suspension
- Émissions polluantes trop élevées ou opacité des fumées excessive
- Pare-brise fissuré dans le champ de vision du conducteur
Organiser les réparations
Apportez le procès-verbal à l’atelier : il liste précisément les points relevés, ce qui permet d’établir un devis ciblé. Commencez par les défaillances majeures et critiques, puis décidez des défaillances mineures, qui ne bloquent pas la contre-visite mais signalent souvent un entretien à prévoir.
Ne tardez pas à demander le devis : si une pièce doit être commandée, le délai de livraison se retranche des deux mois.
La prochaine fois, anticiper avec un pré-contrôle
Beaucoup de contre-visites portent sur des points simples. Un pré-contrôle en atelier quelques semaines avant l’échéance permet de les corriger avant le passage officiel, et de passer le contrôle sereinement.
Besoin d’un avis sur votre véhicule ? Consultez notre page Contrôle technique automobile à Lille ou parcourez les autres conseils de l’atelier.
Questions fréquentes
Peut-on rouler pendant le délai de contre-visite ?+
Oui en cas de défaillance majeure, pendant deux mois. En cas de défaillance critique, le véhicule ne peut circuler que jusqu’à la fin de la journée du contrôle.
Que se passe-t-il si je dépasse les deux mois ?+
La contre-visite n’est plus possible : le véhicule doit repasser un contrôle technique complet.
La contre-visite porte-t-elle sur tout le véhicule ?+
Elle vérifie principalement les défaillances ayant motivé la contre-visite. Il est néanmoins utile de corriger aussi les défauts mineurs signalés.


